pas le feu au lac

Note · Usages et essais ·

J’ai testé l’animation avec Higgsfield et Opus 5.5

Un CV, quelques images et une consigne : pouvais-je créer une animation sans maîtriser un logiciel de motion design ? Les démonstrations autour d’Opus 5.5 m’ont donné envie d’essayer, d’abord pour le teaser de ce site, puis pour raconter mon parcours.

Le teaser retravaillé

Ce teaser a pris forme au fil d’environ une heure d’échanges avec Claude Opus 5.5. Voici le premier résultat, avant ces ajustements :

Le premier essai

Ces deux vidéos montrent le chemin parcouru : une première proposition, puis un résultat orienté par mes choix et mes retours.

Deux nouveautés qui m’ont donné envie d’essayer

La sortie d’Opus 5.5, annoncée par Anthropic le 22 septembre, était toute récente. Parmi les usages montrés autour de ce lancement, le motion design m’intéressait particulièrement : pouvais-je obtenir une animation à partir d’une idée, de quelques images et de consignes, sans maîtriser un logiciel d’animation ?

Je voyais aussi beaucoup passer le connecteur MCP de Higgsfield, à intégrer directement dans Claude. Les effets des vidéos de présentation étaient bluffants. J’ai commencé par cette piste, avec une scène précise en tête : partir de mon cadre photo, me voir en sortir partiellement, parcourir les objets du bureau et terminer sur le logo.

J’ai installé le connecteur, cette passerelle qui permet à Claude de solliciter les outils de Higgsfield, puis préparé le scénario. Mais au moment de lancer mon essai, la génération vidéo demandait un paiement. Je me suis arrêté avant cette étape : je n’ai donc pas de résultat Higgsfield à montrer ou à juger.

J’ai alors repris mon idée directement dans Claude, avec les moyens de mon accès existant. Je lui ai demandé de réaliser le teaser sans passer par Higgsfield. Il m’a fourni les fichiers MP4 présentés plus haut.

Le teaser : construire le résultat par les échanges

Le premier essai restait loin de la scène imaginée : je ne sortais pas du cadre. Il proposait surtout des mouvements de caméra et des effets graphiques. Il y avait pourtant une base à travailler. Pendant environ une heure, j’ai précisé les consignes et repris le rythme, les transitions et la façon de parcourir le tableau.

Les échanges ont surtout permis de préciser le rythme et le récit : ce que je voulais montrer, dans quel ordre et avec quelles transitions.

Il s’agit ici d’animations fabriquées avec les outils et le code disponibles dans Claude. Le fait de recevoir un MP4 ne signifie pas qu’Opus soit un moteur de vidéo photoréaliste. Pour animer l’univers du site, cette approche m’offrait déjà de quoi expérimenter sans souscrire à Higgsfield.

Le CV : du document de départ aux trois versions animées

Après le teaser, j’ai voulu voir comment Claude pouvait transformer mon CV en présentation animée. Voici le document que je lui ai donné comme point de départ.

CV fourni à Claude : portrait, formations et expériences de Sébastien Russo.
Le CV fourni à Claude

La consigne du premier essai :

Je vais te donner mon CV. Dans l’ambiance d’« IA pas le feu au lac ! », crée un Story CV animé de mon parcours. Ne te limite pas à animer le document : je veux une proposition innovante, avec des objets utiles au récit, des images et des connexions entre les étapes. Fais avancer mon personnage à travers ce chemin pour raconter mon évolution.

Base-toi également sur mon profil LinkedIn. Vingt secondes maximum, en 720p.

Avec ce CV et cette consigne, Claude a produit la première vidéo ci-dessous.

1. Le premier essai

Voici ensuite la deuxième version du parcours, cette fois au format paysage.

2. La deuxième version

J’ai ensuite cherché une autre manière de raconter ce parcours : une animation en croquis qui se construit progressivement. Cette troisième version m’a demandé environ dix allers-retours, soit une heure d’échanges. Comme pour le teaser, les consignes et les ajustements ont fait évoluer le résultat.

3. Le parcours retravaillé en croquis

Ce que ces essais changent

Le plus frappant, pour moi, est de pouvoir essayer sans maîtriser un logiciel d’animation. Je fournis des documents, je décris une intention et j’obtiens une première proposition que je peux regarder, discuter et faire évoluer. Une idée que j’aurais peut-être laissée de côté devient un projet que je peux commencer.

Le CV et le teaser montrent aussi deux étapes différentes : obtenir une proposition, puis lui donner un rythme, un récit et une cohérence visuelle.

Cet accès à la création est le changement que je retiens. Le savoir-faire des professionnels reste précieux ; je peux désormais commencer moi-même, examiner une proposition et choisir où poursuivre.

J’ai ensuite voulu confronter cette liberté créative à un exercice plus contraint : représenter un même appartement avec Opus 5.5 et Astra 6, puis permettre de s’y déplacer.

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Le tableau photographique reprend les dix visuels de la première version. Ces images créées avec l’IA restent exploratoires et provisoires.

Le même mur, les mêmes indices, du début à la fin. Les textes de la réflexion sont conservés intégralement.

UNE RÉFLEXION DE SÉBASTIEN.